Agnès CANU, Souk
Galerie On Dirait La Mer
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avenue de la Corse, 13007, Marseille
C’est
sous le nom de « Fragments d'aperçus » que La galerie “On dirait la
mer” présente, du 20 mai au 20 juin 2009 au centredesignmarseille, une
série d’oeuvres du peintre marseillais Agnès Canu. Architecte dplg de
formation et passionnée de dessin et de peinture depuis l’enfance,
celle-ci n’en est pourtant qu’à sa première exposition.
Ayant
souvent centré son travail sur le rendu du mouvement, c’est cependant
une toute autre vie que l’artiste nous dévoile ici, sinon une «
naissance», en nous livrant, au gré des instantanés du voyage, un Maroc
essentiel à sa sensibilité, et fondamental pour conditionner ce qu’elle
aime : une peinture de l’inachevé, une esthétique de l’instant.
Si
les peintres n’ont pas les yeux de tout le monde, Agnès Canu, n’a
certainement ceux de personne. Surtout lorsqu’elle entreprend de
parcourir le Maroc, pays d’enfance de sa mère, Maghreb mille fois
raconté et, qu’ouvrant les yeux, elle découvre qu’ici, peindre,
dessiner, c’est retrouver, ou tout simplement «re-naître». Comme si
tout ce qu’elle savait de son art, la couleur mais surtout le trait,
avaient dans les scènes de ce pays leur terre d’exercice et d’élection.
Et déjà ce traité au charme d’esquisse qui la caractérise tant. Cette
manière bien à elle où, dans le tableau achevé comme dans le croquis,
l'huile aux transparences d’aquarelle, ne recouvre jamais le dessin,
laisse affleurer les coups de crayon. Tels d’indispensables signes,
aussi détenteurs de la vérité que le reste, et participant à l’effet
attendu, désiré : faire entrer la vie, la lumière, le mouvement et
presque les odeurs, les rumeurs ou le vent. Si bien que spectateur de
cette série de tableaux, la jubilation est intense. Grands format ou
pages de carnet, on goûte à la virtuosité de cette activité nomade que
peut être le dessin. On naît au plaisir de renouer avec l’essence du
voyage, l’émotion fugace, la scène entrevue, la vie saisie au bond. En
clair, un Maroc à aimer, à emporter si on le peut, mais que l’on
gardera très longtemps en soi.
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