“Caramba
! Encore raté !”
La peinture de Gilles Muller, entre morale et iconoclasme
Gilles Muller le dessinateur croque tout ce qui passe à portée
de crayon, réalise lors de ses voyages des carnets abondamment annotés,
et son regard aiguisé le conduit volontiers à pratiquer l’art
difficile de la caricature. Mais Gilles Muller le peintre a réalisé
en 2005 une série de tableaux, regroupés sous le titre Rayures
et figures, dans lesquels il confronte le dessin d’après des
documents variés (photographies, schémas, pictogrammes, illustrations,
etc) à l’histoire de la peinture moderne. Les supports sont souvent
des toiles de store déjà zébrées de couleurs vives,
ou des toiles blanches sur lesquelles l’artiste peint des rayures à
l’acrylique ; toutes ces bandes, plus ou moins régulières
et larges, interfèrent avec les figures reportées par l’artiste,
et ces tableaux ressemblent à des écrans de télévision
déréglés [...].
Jean Arnaud, septembre 2005
